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Comment booster votre carrière de musicien ?

Après avoir travaillé des jours et des nuits entières dans votre home studio, tel un alchimiste des temps anciens, il se peut qu’un jour, changeant le plomb en or, votre chef d’œuvre soit le futur disque de platine que tout le monde s’arrache ! Seul dans votre laboratoire, vous vous interrogez… comment faire reconnaître votre talent ? Si vous n'êtes pas le neveu de David Guetta où la petite fille de Quincy Jones et si vous voulez vivre de vos créations musicales, cette article est fait pour vous !

Diffusion Offline

  1. Protéger ses droits : SACEM, Snac.
  2. Les maisons de disques : description : majors, labels, comment agissent-t-elles, en quoi diffèrent- t-elles ?
  3. Medias : Radios, Télévision
  4. Musique publicitaire et de films (ou comment booster sa carrière, exemple de M83)

Sortez couvert !

La toute première chose à faire est de protéger votre œuvre, la mettre à l’abri de toute personne mal intentionnée qui désirerait récolter les fruits de votre succès à votre place.

La première chose à faire est le fameux truc du recommandé : Dans un pli A.R.scellé (et non pas une enveloppe) , placez votre œuvre enregistrée, avec les dates de composition et les auteurs. Adressez-vous cette enveloppe et envoyez la en recommandé avec accusé de réception… et ne l’ouvrez SURTOUT pas !

En conservant l’accusé de réception et cette enveloppe, vous ne la protégez pas en tant que telle, mais vous apporterez la preuve de l’antériorité de votre œuvre sur celle d’un copieur éventuel en cas de problèmes.

Vous pouvez aussi demander à un officier ministériel (Huissier, Notaire) de constater que votre œuvre vous appartient bien.

Mais protéger son œuvre efficacement nécessite de passer par un organisme officiel : la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédia) ou la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique).

Certes l’adhésion est payante, mais vos œuvres sont protégées à vie et 70 ans après votre mort dans le cas de la SACEM, et pendant une période de 5 ans à la SCAM.

La voie classique et royale : Les "maisons de disques"

Bien protégé maintenant, il va falloir s’enfoncer dans la jungle féroce des maisons de disque… Bon courage :)

Dans ce monde, nous distinguons deux catégories d’animaux : les Mastodontes appelé « Majors » (BMG, EMI Music, PolyGram, Warner et Sony Music), qui contrôlent près de 80% du marché mondial. Elles sont souvent des composant de grands groupes multimédias, et sont présentes sur les cinq continents par l’intermédiaire de nombreuses filiales, et proposent toute la gamme de l’offre musicale (classique, opéra, jazz, variété, rock, pop, rap, musiques traditionnelles, musiques électroniques, etc.).

Autour de ces majors, existent une myriade de petites structures, les « Labels ». Ces petites structures sont souvent des maisons de disques spécialisées dans un style particulier de musique, ou sont même créées par les artistes eux-même en tant que structures de production indépendantes.

Il est à noter qu’évidemment, les labels n’ayant pas les mêmes facilités de distribution que les majors, les petits ont souvent des accords de distribution avec les plus gros, qui investissent d’ailleurs souvent une partie du capital des petits…

Sur le plan de l’artiste, la question du choix d’un label (ou d’une major) s’avère crucial à la fois sur le plan de la promotion artistique, de la distribution possible, mais en a aussi sur la « crédibilité » artistique de celui-ci :

Les labels étant des structures « spécialisées », elles sont réputées beaucoup plus « à la pointe » de l’industrie musicale, laissant souvent à l’artiste plus de liberté dans ses choix artistiques. Inconvénient toutefois, les capacités de distribution limitées sont souvent un frein pour une reconnaissance « grand public »rapide.

Chez les majors, l’artiste devient un produit marketing à part entière… les capacités énormes de ces maisons de disques, et le recours au « star system » de plus en plus fréquent qui impliquent des investissements de plus en plus lourds. Ce qui a vite fait de transformer, dans les cas extrêmes, les artistes en produit de grande consommation, parfois même sans souci d’une carrière à gérer sur la durée (les anglo-saxons appellent ce phénomène un « One Hit Wonder », pour décrire ces artistes célèbres le temps d’une chanson et puis s’en vont).

A ce jour, le pouvoir de diffusion de ces compagnies est tel qu’elles restent le point de passage obligatoire pour une carrière internationale. Mais signer sur une major n’implique pas automatiquement une carrière internationale, la réalité du marché du disque donnant la priorité aux groupes anglo-saxons.

Et l'on découvre finalement que l'on est jamais mieux servi que par soit même

Le succès passe par une utilisation judicieuse des médias online et de la "vox populi", qui permettent d’apporter votre œuvre directement au public et de la "répandre" à tous vents.

Dites vous qu'il y a un public pour chaque musique/son et inversement !

Attention, ne vous acharnez pas à faire un "tube" avec couplet et refrain. Il existe de nombreuses manières de vivre de son art. Par exemple, certains postent des vidéos de leurs vieux synthés préférés qu'ils réparent. C'est le cas de l'allemand "Retrosound" (plus de 30 000 abonnés sur sa chaine Youtube !)

Le net est évidemment le moyen le plus évident pour atteindre ce public. De plus, elle est le seul média qui ne nécessite aucune adaptation spécifique de l’œuvre pour pouvoir être diffusée.

Là encore on retrouve une multitude de sites web dédiés, chacune destinée à un public particulier, un style, un instrument, un pays, une demande ... Par exemple :

Il vous appartient d'y présenter vos créations, en totalité ou en extraits, même en sample et loops. Oui ! même un seul gimmick peut faire mouche !

Une fois encore, ne copiez pas, innovez !

La télévision et webtv sont des médias plus difficiles d’accès, de part l’obligation de disposer de ressources visuelles, ce qui implique généralement des investissements du niveau d’une major.

Mais si vous ne pouvez aller à la télévision, il arrive souvent que la télévision vienne à vous : elle est en effet très friande de matériaux sonores ainsi que les jeux vidéos; c’est ainsi que l’on a pu assister il y a plusieurs années à la déferlante Moby, dont quatre chansons ont servi à vendre des voitures ou du café avant de connaître le succès planétaire que l’on connaît; Limp Bizkit, en son temps, s’était fait connaître en France en servant de générique aux jeux olympiques sur France 2, puis, M83, etc.

Cachez-vous pour créer, mais montrez-vous pour vendre !

On copie un fichier musical pour l'écouter mais on achète finalement une oeuvre artistique pour son créateur.

Ainsi, si votre musique plaît, on cherchera à connaître l'histoire d'une genèse, d'un parcours, des instruments utilisés etc. Il est donc essentiel de s'ouvrir à son public un jour ou l'autre à l'aide de concerts, de photos, de vidéos, de textes ou d'autres créations. N'importe quoi pourvu que l'on vous voit créer et expliquer votre démarche (et que vous ne vous contentez pas de cliquer sur "play" ...)

Il existe de nombreux outils disponibles, faciles d'accès, souvent gratuits, que nous vous présenterons dans le second volet.