C'est fou ce que l'on peut faire avec un fichier MIDI ! | ToutPourLaMusique.com

C'est fou ce que l'on peut faire avec un fichier MIDI !

Changez la tonalité, faites varier le tempo, modifier chaque instrument, le remplacer par votre propre interprétation, remixer, arranger...

Avec un MIDI, vous faites partie de vos musiques favorites !

C'est vous le chef d'orchestre, le producteur, l'arrangeur et l'interprète !

Le format musical MIDI ne contient pas de son !

Il ne transporte en effet que des "instructions" qui pourraient se résumer ainsi : "joue moi cet accord à la mesure 4 avec un son de piano pendant 1 seconde, pendant que la batterie fait boum boum boum". En d'autres termes, ne circulent entre le lecteur et les instruments, que des informations essentielles à la musique :

Qui joue ? Un "instrument" sur l’un des canaux (une piste) MIDI 1 à 16

Avec quel sonorité ? Un son numéroté de 0 à 127

A quel moment ? Note ON ou OFF (joue/ne joue pas la note)

Combien de temps ? Pointeur de position

Ces « messages musicaux » se retrouvent très souvent sous la forme de séquences MIDI, Midifile .MID ou .KAR, universellement reconnus par une majorité de matériels et logiciels.

Le « Midifile » vit le jour peu après la création de la norme MIDI et avait pour obectif de normaliser les séquences. Celui-ci allait rendre compatible tous les types de lecteurs de séquences qui jusque-là exploitaient des formats spécifiques (une séquence créée avec PRO24 au format SNG ne pouvait être lu directement par Cubase qui employait des fichiers .ALL).

Aujourd’hui, l’ensemble des séquenceurs récents ont la capacité de lire et de générer des fichiers au format MID (par l’intermédiaire notamment d’une fonction « export »), les normes GM, GS et XG permettant éventuellement de « contraindre » les séquences au kit « universel » de 128 instruments non modifiable, 16 voix et un canal MIDI (N°10) réservé à la batterie.

Certes, trop de théorie pourrait nuire à l’esprit naturellement créatif d’un musicien. Toutefois, une tête bien pleine permet ensuite de s’affranchir de tous les problèmes lies a la technique pour se concentrer sur un seul et unique point : la composition musicale.

La musique assistée par ordinateur, ou « MAO » fait appel à deux notions qu’il vous faut maitriser pour aller plus loin.

Vous retrouverez donc ci-dessous de quoi comprendre les deux concepts majeurs qui servent de fondations à la MAO :

- La norme MIDI, introduite il y a maintenant plus de 20 ans, qui rassemble un protocole de synchronisation entre instruments, ainsi qu'un format de fichier universel ne contenant que des instructions informatiques. Il s'agit de la partie "écriture" ou "solfège".

- L’audionumérique, dont l’ampleur augmente avec l’accroissement de la puissance des ordinateur et cartes son, qui gère tous les sons sous leur forme numérique. Il s'agit de la partie orientée "son".

1/ LA NORME MIDI

Comme le disait Victor HUGO, la musique est du « bruit qui pense ». Il n’y adonc rien de plus essentiel de savoir qui joue, quelle note, à quel moment et combien de temps. Si cela se passe sans accrocs (vulgairement appelle dans le jargon musical des « pains ») pour des êtres humains sociables jouant dans un (bon) groupe ou un (bon) orchestre, il en va tout autrement pour nos ordinateurs qui n’ont, rappelons-le, que pour seul bagage, un peu d’énergie, et deux notions fondamentales : le « tout » et le « rien ».

Depuis plus de trente ans, ces ordinateurs peuvent se trouver sous la forme de synthétiseurs, boîtes à rythmes, séquenceurs et effets et autres interfaces, servant à la génération, le stockage et le traitement de sons. Il est évident donc que ces « machines » nécessitent un minimum de synchronisation, d’ordre et de rigueur pour faire partie d'un groupe et être associés à tout autre « intervenant » (instruments acoustiques, chanteurs, musiciens)

Dans les années 70, une première technique analogique fondée sur une tension électrique, une coupure de signal et une horloge, se charge des aspects qui concernent le déclenchement, la hauteur et la durée du son entre les appareils électroniques dotés de connecteurs idoines. Jusqu’au milieu des années 80, le fabricant japonais ROLAND propose d’ailleurs l’un des premiers ensemble musical, composé d’un séquenceur, d’une interface de communication et d’un système de sauvegardes sur cassettes.

Si la synchronisation des appareils d’une même marque se révélait donc tout à fait possible, il se montrait en revanche plus délicat de relier des instruments provenant d’univers différents. Partant du constat qu’ils étaient pour la plupart composés au moins d’un microprocesseur, de mémoire et de bus numériques, la mise en place d’un protocole universel constitua presque une formalité. Le premier réseau destiné à la musique devint ainsi une réalité en 1982, avec l’apparition de la norme MIDI (Musical Instrument Digital Interface), définie par un consortium de constructeurs. Fondée sur les travaux de Dave Smith sur l’U.S.I (Universal Synthesizer Interface) dont elle est une évolution, elle désigne le premier protocole numérique permettant la communication entre appareils de musique électronique. Economique à mettre en œuvre, elle présente surtout l’avantage de positionner instantanément et correctement tous les instruments connectés, à n’importe quel endroit du morceau.

Au-delà du protocole de synchronisation circulant à travers les câbles et prises MIDI IN, OUT et THRU (au rythme de 24 messages à la noire), le MIDI est universellement employé par de nombreuses applications, matériels et périphériques pour véhiculer des instructions telles que début de la note, durée, hauteur, fin de la note ainsi que des données relative à chaque instrument (N° de programme), identifié par l’un 16 canaux disponibles.

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